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CAN Maroc 2025 : Partis sur une patte, les Guépards rentrent avec des béquilles

CAN Maroc 2025 : Partis sur une patte, les Guépards rentrent avec des béquilles

Les conséquences apprennent mieux que les conseils. On n’a pas besoin d’être devin pour savoir que l’expérience marocaine des Guépards sera loin d’être reluissante. Et une fois encore, les faits ont donné raison. Malmené en phase de groupes, Gernot Rohr et ses joueurs s’en sont tenus à l’espoir d’une victoire étriquée (1-0) contre le Botswana, la plus faible équipe de la compétition, pour se trouver une place au prochain tour.

Parfois, même certains coups de pouce du destin méritent d’être déclinés, d’autant plus que le dernier match de poule face au Sénégal a mis à nu les faiblesses de cette formation. C’est quand le vent souffle qu’on peut voir le derrière de la poule. Très médiocres dans le jeu, par faute d’une structuration archaïque et d’un coaching qui laisse à désirer, les Guépards abordent les huitièmes de finale avec un visage de félin battu qui a besoin de réagir. Opposés aux Pharaons d’Egypte, on leur reconnaît une réaction juste, meilleure que tout ce qui a été présenté en phase de groupe. Toutefois, le miracle n’a pas eu lieu. Tout comme face au Sénégal (défaite 3-0), les Guépards se font humilier cette fois-ci (3-1 en prolongation), synonyme d’élimination. Coup de tonnerre à Agadir, les quarts de finalistes de la CAN 2019 sortent par la petite porte. Rien d’étonnant, puisque le Bénin n’a pas fait rêver. Plutôt, l’équipe a fait planer l’espoir pour au final jouer avec le cœur des millions de Béninois.

Mais, comme on dit, à quelque chose malheur est bon. C’est un secret de Polichinelle, le sélectionneur franco-allemand et son staff sont passés à côté de leur mission. Ils ont eu le temps nécessaire d’asseoir leur projet, mais selon toute vraisemblance, c’est un échec. Une chose est de rajeunir une équipe, l’autre chose est de faire performer cette équipe. À cet exercice, le sélectionneur de 72 ans n’a pas eu les idées claires. Gernot Rohr, après tant d’années de football, mérite désormais une très bonne retraite. Le Bénin devra s’en passer, les Guépards ont besoin d’un souffle nouveau.

Le ministre des Sports, Benoît Dato, qui n’a ménagé aucun effort pour mettre tous les moyens à la disposition de cette équipe et de la délégation de plus de 130 cadres, journalistes et créateurs de contenus, sans compter les supporters et les supporters Vvip, n’aura pas d’arguments pour se défendre auprès du président Patrice Talon, véritable passionné du sport. Le Bénin a déjà trop fait sur le chemin du développement pour se permettre une telle performance à une compétition aussi prestigieuse. Voilà un état de choses qui doit interpeller le président Mathurin de Chacus et son équipe, très attachée au bien-être du football béninois.

Un bilan de 4 matchs, 3 défaites, une victoire, 7 buts encaissés et 2 marqués n’enchante personne. Que le bonus d’un huitième de finale de fortune ne nous aveugle pas. On ne cautionne pas l’échec. Le Bénin a besoin d’un souffle nouveau pour continuer d’exister sur l’échiquier continental.

Nel Charbel KOFFI

Nel Charbel Koffi

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Nel Charbel Koffi est un journaliste professionnel, polyvalent , spécialisé dans le journalisme sportif. Il se démarque par son engagement

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